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les Récits : Annecy 2016 : Agréable randonnée
Posté le Mardi 02 août 2016 @ 00:24:20 par webmaster

montoubib écrit "

37th édition, mon 24 ème Marathon


Janvier 2016: Depuis que nous avons visité l'Islande et ses grands glaciers, nous sommes de plus en plus attirés par la grande montagne et les glaciers.


Les capitales et les mégalopoles nous attirent de moins en moins. nous ressentons le besoin de respirer, de voir la nature tant qu'elle existe encore.


La destination d'Annecy a donc été choisie pour sa proximité et aussi pour la beauté de son paysage naturel. Rapidement, je m'inscris sur le site et je réserve aussitôt train+hôtel. Train pour la tranquillité
et l'hôtel pour son excellente réputation.


Ma préparation


Le marathon a lieu deux mois après Séville. Comme je me suis blessée (fasciite plantaire probablement à cause d'une reprise trop tardive car tendon refroidi), je me repose le moins de temps possible,
c'est à dire
moins d'une semaine afin de ne pas perdre la main, ou plutôt le pied. Mais je choisis un plan d'entrainement de 10 semaines avec trois séances hedbomadaires sur Athlète Endurance.


Début de l'entrainement le 1er Mars 2016



Marathon-expo et Pasta-party


A peine après avoir déposé nos bagages et nous être un peu débarbouillés, nous repartons direction le gymnase, rue des Sœurs Blanches pour récupérer mon dossard.
Une odeur bizarre nous accueille dès l'entrée, je comprendrais plus tard qu'on nous offrait un bon fromage bien mûr ainsi qu'un tee shirt technique qui pour une fois, est à la bonne taille.


Les formalités effectuées, il est temps pour nous de nous reposer dans notre chambre.


Puis vers 19h, nous rejoignons le Novotel où se tient une partie de la pasta party (l'autre a lieu à l'Impérial Palace?). Une dizaine de tables pour 8 sont dressées, nous sommes les premiers arrivés
et également les premiers servis. Les autres convives arriverons progressivement dont une partie de l'élite.


L'entrée est composée de crudités ( carottes râpées, concombre, laitue, tomates, maïs), spaghettis et rigatonni, sauce aux lardons et sauce tomate, vin en cube, et une tarte aux pommes comme dessert.
Le repas est correct mais pour le prix payé, l'ambiance aurait été meilleure dans un resto à deux.


Nous discutons un peu avec nos compagnons de table. Ma voisine a gravi cette année l'Himalaya et participera demain à son premier semi-marathon. Je la plains car en consultant les bulletins météo,
il me semblerait que la pluie risque de tomber encore plus fort dans l'après-midi.


20h30: nous croulons de fatigue et rentrons péniblement à pied à notre hôtel.


Comme d'habitude, je procède à la préparation de mes vêtements de course. Surtout ne rien oublier: les chaussures, les chaussettes, les bas de contention, les épingles à nourrice, le sac poubelle pour
protéger du froid matinal, etc... Être systématique permet de ne pas partir avec du stress.


Départ 8h30


Il pleut. J'ai beau scruter attentivement le ciel et le supplier d'être clément, mais non. Il pleut. Et pas que des petites gouttes. J'hésite. Devrais-je sortir ma tenue d'hiver (pantalon et haut
à manches longues que j'avais apporté en cas de besoin? J'hésite longuement. Allons déjeuner, nous aviserons plus tard.


L'équipe de l'hôtel a préparé un buffet spécial très matinal pour les marathoniens. Nous devons manger au plus tard 2 ou 3 h avant l'effort. Sinon, nous risquons des problèmes digestifs. Pour une fois,
je mange sans la boule au ventre.


Heureusement, l'appétit est présent, je déguste un pain au chocolat, une tartine à la confiture maison de citron, un verre de lait froid, un yaourt nature. Ouf! Mais j'essaie de ne pas trop boire
liquide avant de courir pour ne pas avoir à utiliser les toilettes publiques.


Nous sortons enfin, une demi-heure avant l'heure du départ. Il semble que malgré la pluie, la température n'aie pas chuté autant que prévu. Je sortirai avec ma jupette, na.


A la sortie de l'hôtel, comme par magie, la pluie a cessé de tomber. J'ai néanmoins revêtu mon sac poubelle de jardin dont j'ai percé trois trous pour la tête et les bras. Apparemment, il ne
fait pas si froid que cela ce matin.


Le départ se trouve à moins de 10 minutes à pied, c'est très pratique. Quand nous arrivons, presque tous les concurrents sont en place dans leur sas respectifs. Nous serons 3000 à prendre le départ ce matin.


Àprès trois olas proposées par l'animateur pour nous échauffer, nous nous élançons enfin pour un petit tour en ville avant de rejoindre la piste cyclable qui longe la rive ouest du lac. Le parcours est
constitué d'un aller avec un retour à partir de Doussard.


Les meneurs d'allure se sont déjà éloignés et semblent accélérer. Je décide d'y aller calmement et de ne me fier qu'à mes sensations tout en jetant un coup d'œil à ma montre de temps en temps afin de
ne pas exploser en route.


De toute façon, j'ai tout mon temps. Ou presque, parce que j'ai effectué une réservation au restaurant savoyard Le Freti et qui m'a prévenu de me dépêcher de venir avant que le service ne s'arrête.
Je peux flâner mais pas trop.


La température est agréable, chacun est concentré par ses foulées. En regardant fréquemment ma montre, j'essaie de ne pas trop m'emporter surtout au départ. Ainsi, les kilomètres défilent tranquillement.


Les organisateurs ont eu la bonne idée d'imprimer nos prénoms sur les dossards. Ainsi, les spectateurs peuvent nous encourager personnellement et cela fait beaucoup de bien dans les moments les plus critiques.


Les ravitaillements sont largement suffisants. J'avale une gorgée à chaque passage. Je sais que l'overdose est possible alors je reste très prudente.


Au 18ème, je croise enfin les élites. Nous les encourageons à notre tour. Nous traversons la ville de Doussard avant de rebrousser chemin. Au 26ème, c'est la voiture balai que nous voyons pousser une
pauvre dernière coureuse et risquer l'expulsion.


Pendant la dernière heure de course, un crachin vient nous rafraichir et c'est très agréable. Je ne sens presque plus mes cuisses. De toute façon, je n'en ai pas besoin car seule ma tête commande.


Nous re-apercevons enfin le lac à notre droite, je sens que la délivrance est proche. Je suis confiante.


41 ème: Mon mari est là. Pour une fois, c'est lui qui m'a vu en premier et qui m'interpelle. Je lui souris et lui confirme que je vais bien, même très bien.


Dernier virage: tapis rouge, il me reste encore beaucoup, beaucoup d'énergie. Je sprinte et dépasse deux coureurs par le milieu.


Bip. Super heureuse!


Je récupère ma médaille avec un énorme sourire, une bouteille d'eau et un sac contenant une pomme, une compote de pomme et une barre de céréales.


Je me dépêche de sortir du sas pour rejoindre mon mari qui vient à ma rencontre.


Je ne ressens absolument aucune douleur et pour la première fois, même mes cuisses sont en forme.


L'hôtel est rejoint en moins de 10 minutes, j'arbore avec fierté ma médaille dans les rues.


Douche, change. La descente des trois étages tant redoutée n'est pas du tout une épreuve. J'ai l'impression de ne pas voir couru du tout.


Nous arrivons juste à l'heure de notre réservation au Freti où je peux enfin déguster la Fondue savoyarde méritée, je le pense.



"

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montoubib
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2009/06/06
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