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les Récits : Saintélyon 2016 : Une belle course pour bien finir l'année !
Posté le Mercredi 07 décembre 2016 @ 03:16:07 par webmaster

DingDong écrit "

A l’origine, la Saintélyon devait être mon objectif de fin d’année, un dernier (gros) challenge après un Trail de Bourbon qui allait probablement se passer moyennement bien et donc me laisser sur ma faim. Sauf que mon escapade réunionnaise s’est bien mieux déroulée que prévu et que, après cette incroyable expérience qui a constitué le point fort de ma saison, ma seule envie était de finir l’année sans forcer avant de me remettre aux marathons au printemps suivant.


C’est donc avec un degré de motivation proche de zéro que j’ai fait le déplacement jusqu’à Lyon en ce début du mois de décembre. Seuls points positifs : j’allais revoir Zeclown, RunninDoum et Nono avant (et pendant ?) la course, et passer le dimanche chez un ami lyonnais avant de reprendre le chemin de la Suisse.


Arrivé samedi en milieu d’après-midi à Lyon, je retrouve mon ami à la gare de Lyon-Part-Dieu et le suis jusque chez lui pour poser mes affaires avant d’aller à la Halle Tony Garnier chercher mon dossard. Alors que je m’apprête à remplir mon CamelBak d’eau, je découvre avec stupeur que la poche à eau, qui m’a pourtant accompagné fidèlement sur les sentiers de la Réunion, est percée. Je n’aurai donc plus qu’à m’en racheter une en catastrophe à l’Expo, à la Halle Tony Garnier. Ca commence bien…


Une fois à l’Expo, j’aperçois juste devant moi Laz, le célèbre organisateur de la Barkley, aux Etats-Unis. J’ai effectivement lu il y a quelques jours qu’il allait venir ici pour présenter le film de Benoît Laval sur sa course. Un peu plus tard, après avoir récupéré mon dossard et alors que je passe entre les stands des organisateurs de courses, je m’arrête à celui du Montreux Trail, une course située tout près de chez moi et à laquelle j’envisage de participer en juillet 2017. A ma grande surprise, le représentant de ce trail n’est autre que Diego Pazos, un Lausannois vainqueur cette année de l’Eiger Ultra Trail (101 km). Je le félicite et discute un moment avec lui, avant de ressortir de la halle pour prendre l’une des navettes jusqu’à Saint-Etienne.


Je retrouve un peu plus tard Zeclown (accompagné par l’un de ses amis), RunninDoum et Nono au restaurant Le Flore, situé tout près du départ, et fais connaissance avec nologo (qui bouclera plus tard la course en moins de 7 heures !). Nous discutons également rapidement avec Will, fraîchement arrivé de son échauffement Lyon-St Etienne couru en compagnie d’une vingtaine d’autre fous.


Lorsque vient le moment de sortir du restaurant pour rejoindre le départ après plus de trois heures passées au chaud, je suis pétrifié par le froid (il fait environ -1 °C ici à St Etienne, avec un vent glacial). La demi-heure passée ensuite immobile dans le sas de départ fait baisser plus encore mon degré de motivation. Heureusement que Zeclown, à mes côtés, est motivé pour deux car, si j’avais été seul, je me serais sérieusement posé la question de renoncer à prendre le départ. La seule chose dont j’ai envie, c’est de rentrer au chaud et d’aller me coucher. Le fait de constater à dix minutes du départ que je ne pourrai pas écouter de musique, faute d’avoir pensé à prendre un adaptateur adéquat (merci l’iPhone 7 !), finit de m’achever.


23h50. Nous partons avec la deuxième vague de coureurs, 10 minutes après les premiers. Tandis que Zeclown se montre raisonnable en mettant le pied sur le frein afin de réussir son objectif chronométrique de moins de dix heures, je pars à un bon rythme malgré des sensations mitigées. Il faut dire que mes chaussures de trail apprécient moyennement le bitume… Afin de ne pas abandonner tout de suite, je décide de me fixer comme objectif d’aller au moins jusqu’au premier poste de ravitaillement (après 15 km), et de voir ensuite si je souhaite continuer ou non.


Après sept kilomètres de bitume courus à proximité de zones commerciales sans grand intérêt, nous attaquons enfin les sentiers à hauteur de la ville de Sorbiers. Malgré quelques passages comportant des flaques ou de la boue, les chemins ne présentent pas de véritables difficultés. En outre, je n’ai à présent plus froid. Plus le temps passe et plus les sensations s’améliorent, à tel point que, à l’approche du premier ravitaillement, je décide sans aucune hésitation de poursuivre mon chemin. Je ne m’arrête d’ailleurs pas au poste de ravitaillement, ayant encore largement assez d’eau dans le sac.


J’ai souvent lu dans des revues telles que Jogging International que la Saintélyon était une course très difficile. Je ne doute pas que ce soit le cas lorsque les sentiers sont enneigés ou verglacés, mais force est de constater que, dans des conditions comme celles d’aujourd’hui (des températures négatives mais un temps parfaitement clair), le parcours est très roulant et ne présente quasiment aucune difficulté. Rien à voir avec les sentiers réunionnais un mois plus tôt, mais également avec mes trails précédents tels que les 51 km de l’Eiger Ultra Trail et l’OCC ! Ce n’est d’ailleurs pas plus mal : cela me permet de laisser mon esprit divaguer tout en continuant d’avancer à une allure relativement soutenue.


C’est après 34 km que nous rencontrons la plus grosse difficulté du parcours : un passage extrêmement boueux en forêt suivi d’une côte particulièrement raide (20% !) dans laquelle je laisse quelques plumes. Le parcours recommence ensuite à alterner montées et descentes à intervalles réguliers. Contrairement à ce que je pensais, nous rencontrons régulièrement des spectateurs sur les sections de route et dans les villages, et ce, même en plein milieu de la nuit. Certains ont allumé des feux et font résonner des cloches, ce qui donne une ambiance fort sympathique.


Lorsque le jour se lève, vers 7h30, j’éteins et range ma frontale, et profite des derniers sentiers avant que le parcours ne se résume quasiment qu’à du bitume. Tout au long de la nuit, je n’aurai à aucun moment été seul, pas même à présent sur la fin du parcours. Je n’ai toutefois pas non plus été ralenti par la masse de participants, ce qui est le principal.


Les derniers kilomètres, pourtant relativement faciles, s’avèrent interminables. Je ne ressens aucune véritable douleur, mais l’énergie me fait défaut. Pas grave : le fait de savoir que je serai trop juste pour finir en moins de neuf heures m’enlève toute pression. Je finirai quand je finirai ! Sur les dernières centaines de mètres, je guette Raphaël510, qui avait annoncé qu’il serait sur le bord de la route. Je le vois effectivement peu avant de rentrer dans la Halle Tony Garnier et lui tape dans la main. Je passe bientôt la ligne d’arrivée après un peu moins de 9h15 de course, tout sourire.
Non seulement ce chrono dépasse de loin mes espérances (j’espérais finir sous les 10h), mais, plus important encore, je me suis vraiment fait plaisir, sur un parcours plus agréable et surtout plus roulant que je ne l’imaginais. De quoi clôturer ma saison 2016 en beauté !

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DingDong
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